La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance Paul ARIÈS
by claudio.fr
Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PI
avant de pouvoir le répartir plus équitablement. Il est maintenant évident qu’il n’est pas possible d’avoir une croissance infinie dans un monde fini. L’enjeu est donc d’apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. La crise est l’occasion de démentir tous ceux qui rêvaient d’une société d’abondance. Apprenons à devenir des « partageux » !
Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. À partir d'un (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste. L'effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche antiproductiviste et optimiste. Il montre également comment l'histoire sociale a été truquée : les milieux populaires ont toujours été antiproductivistes.
L'enjeu est de réinventer l'avenir autour de l'idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage ?
Apprendre à faire le vide : Pour en finir avec le "toujours plus" (Broché) de Bernadette Costa-Prades (Auteur), Paul Ariès (Auteur)
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Présentation de l'éditeur
" Toujours plus ! ", tel semble être le credo de notre époque. Nous avons pris l'habitude de consommer sans réfléchir, comme s'il n'y avait pas de limites à nos désirs, aux ressources naturelles que nous épuisons à toute allure. Nous croulons sous le superflu et nous nous éloignons de ce qui est essentiel à notre existence. Or, cette fuite en avant génère frustration plutôt que bien-être... Un jour, on a le " Déclic de soi " et l'on comprend qu'une société capable de s'autolimiter est plus humaine. Nous optons alors pour un mode de vie qui privilégie le partage plutôt que l'accumulation. Il nous permet de retrouver nos vraies valeurs, de redevenir acteurs de nos vies, citoyens plutôt que simples consommateurs. Le credo de cette nouvelle façon de vivre ? " Moins de biens, plus de liens ! " Comment est-on arrivé à " Trop de tout ", dans le couple, en famille, au travail ? Pourquoi le vide fait-il si peur ? Pourquoi n'est-il pas trop tard pour agir ? Et pour comprendre que désencombrer sa vie ne signifie pas se serrer la ceinture, mais réfléchir à ses vrais besoins ? Comment faire le vide en soi ? Et sur un plan collectif ? Comment profiter davantage des plaisirs gratuits que sont la nature, l'amour, l'amitié, la culture ?
Biographie de l'auteur
Paul Ariès, est politologue et écrivain. Spécialiste français de la décroissance, il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont LA Décroissance, un nouveau projet politique, chez Golias. Bernadette Costa-Prades est journaliste indépendante et directrice de collection. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Tu te souviens de 68 ? chez Albin Michel.
NE PAS PERDRE SA VIE A LA GAGNER De Baptiste MYLONDO
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Face à l’insécurité du « travailler plus pour gagner plus », opposons la sécurité du revenu universel d’existence...
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Présentation de l'éditeur
La place du travail au sein de la société n est ni une évidence, ni une fatalité. La prédominance de la « valeur travail » est une exception historique née du développement du capitalisme et de l impératif de croissance qu il implique. Sous peine d enfermer chacun dans ce bagne doré qu est la société de surconsommation et de surproduction, le culte du travail doit impérativement être remis en cause. Au-delà de tout choix de société et de toute orientation politique, chaque individu doit pouvoir décider librement de la place qu il entend accorder au travail dans son existence. Dans cette optique, la création d un revenu de citoyenneté, qui répond à un idéal de justice sociale, prend tout son sens. Même si cette idée n est pas neuve - Thomas More y faisait déjà allusion au XVIe siècle - le revenu de citoyenneté s appuie sur une justification philosophique forte, fondée sur la reconnaissance de l utilité sociale de chaque membre de la société et de l intérêt qu a cette société à soutenir et promouvoir la richesse sociale que chacun contribue à créer.
Biographie de l'auteur
Auteur de nombreux articles sur la question du travail, Baptiste Mylondo a publié "Des caddies et des hommes" (La Dispute, 2005) et dirigé un livre collectif, "Pour une politique de décroissance" (Golias, 2007). Co-fondateur d une société coopérative d intérêt collectif spécialisée dans le commerce équitable local, il milite activement pour le revenu de citoyenneté et collabore au journal "Sarkophage".
Pour une politique de la décroissance
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ous la direction de Paul Ariès
Est-il aujourd'hui un seul homme politique qui ne voit dans la croissance économique un objectif politique à part entière, un seul candidat qui ne l'intègre dans son programme de campagne ? Rares sont ceux qui osent en douter, de peur peut-être de s'attirer le courroux de cette divine croissance, ou simplement de susciter l'incompréhension d'électeurs bercés par la ronronnante litanie qui en vante sans cesse les bienfaits.
Certains osent toutefois le blasphème, questionnant, critiquant, réfutant même l'idée insensée d'une croissance infinie. Cet ouvrage rassemble les contributions de ces militants politiques, chercheurs et intellectuels de gauche qui ne se satisfont pas du développement économique actuel, et en formulent une critique radicale. Il est frappant de voir ce foisonnement de courants critiques à l'égard de la croissance, même si l'on peut regretter que cette critique ne soit le fait que de partis groupusculaires, ou de courants minoritaires au sein de partis de gouvernement.
De l'aile gauche du PS au PC en passant par les Verts, du jeune Parti pour la Décroissance aux Alternatifs Rouges et Verts, leurs propos se répondent, s'opposent et se complètent. A travers cette compilation de textes, ce tour d'horizon - qui ne prétend pas être exhaustif - de la critique de la croissance à gauche, transparaît la dynamique actuelle de critique de la croissance économique. Les lignes de fractures idéologiques ou stratégiques entre les différents courants en présence sont mises en lumières, leurs points de rapprochement aussi...
Petit traité de la décroissance sereine (Broché) de Serge Latouche (Auteur)
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Présentation de l'éditeur
" La décroissance n'est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d " a-croissance ", comme on parle d'athéisme. C'est d'ailleurs très précisément de l'abandon d'une foi ou d'une religion (celle de l'économie, du progrès et du développement) qu'il s'agit. S'il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d'être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d'imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une "société de décroissance". " S. L.
Biographie de l'auteur
Serge Latouche est professeur émérite d'économie à l'université de Paris-Sud XI (Orsay). Cet " objecteur de croissance " poursuit l'analyse qu'il a donnée dans Survivre au développement (Mille et une nuits, 2004) puis dans Le Pari de la décroissance (Fayard, 2006).
02/18/10 01:52:39 pm, 