Catégorie: Ouvrages à partager

Entropia La Revue N° 5 - Trop d’utilité ?

by claudio.fr Email

mardi 13 janvier 2009
Tandis que s’étrécit le champ des possibles en partage, le trop excède en tout : trop d’injustices, trop d’insignifiances, trop de violences, de crises écologiques et de désastres sociaux... Cette situation ne serait-elle pas en relation paradoxale avec l’importance démesurée accordée à l’utilité ? L’utilitarisme est une doctrine - née en 1827 - selon laquelle l’utile est le principe de toutes les valeurs, dans le domaine de la connaissance comme dans celui de l’action. Cette peste moderne a conduit l’espèce humaine au bord du gouffre. Confondant le nécessaire et l’utile, elle ampute l’être humain des registres de la gratuité, de l’inutilité et de la sensibilité de la pensée qui sont pourtant les signes universels de sa singularité plurivoque. Elle mutile tous les rapports sociaux en les soumettant aux diktats de la marchandise. On peut avancer que, par nombre de ses aspects, l’idée de décroissance est née d’un sursaut de rébellion contre cet égarement. Depuis sa création, en 1981, le MAUSS - Mouvement Anti-utilitariste dans les Sciences Sociales - a exploré le terrain d’un anti-économisme effectif. Sans renier cette filiation parmi d’autres, l’objection de croissance a choisi de radicaliser l’analyse et de bouleverser l’offre théorique et politique face à une crise anthropologique sans précédent. La discussion de famille engagée entre ces deux mouvements d’idées se devait de devenir publique. Serait-ce, là, une autre façon d’oser ranimer le vieux débat entre réforme et révolution ?

Entropia la Revue N° 7 - L’Effondrement : et après ?

by claudio.fr Email

vendredi 2 octobre 2009
Au dogmatisme arrogant du scientisme et de l’économisme, l’hypothèse de la décroissance oppose une clairvoyance inquiète. Ce flair provocant, nourri d’observations croisées, de recoupements systémiques et de sensibilités aiguisées, se veut aussi un puissant antidote aux anesthésiants que la doxa dominante impose aux sociétés pour annuler leurs révoltes ou les réduire en argent. La kyrielle des crises qui nous affectent présentement sous le joug de ce modèle impérial est contenue dans le seul mot d’effondrement. En effet, comment peut-on nom¬mer autrement la situation actuelle où, comme toujours, les plus démunis sont aussi les plus touchés ? Mais pour imaginer à cet effondrement un après qui ne se contente pas de repousser l’échéance d’une possible auto-extinction de l’espèce humaine, ne convient-il de passer au crible les croyances et les leurres cultivés depuis si longtemps ? Bien sûr, on ne trouvera pas ici « le lieu et la formule » dans le côtoiement de l’abîme cher à Rimbaud. Tout au plus, mais c’est peut-être préférable et en tout cas plus politique, pourra-t-on choisir parmi les textes proposés ceux qui exposent des analyses exigeantes de la conjoncture ou bien des quêtes plus intuitives et sans certitudes balisées. D’autres encore examinent les transitions à l’œuvre entre l’impasse du présent et l’espoir à reconstruire au-delà des ruines. Toujours est-il qu’il existe une vie possible après l’effondrement : celle dont nous pouvons dès maintenant choisir le visage en saisissant l’opportunité offerte par une objection de croissance se développant de territoires en territoires, comme pour marier enfin les réalités inévitables de la nature aux impératifs de la fraternité. Ni plus ni moins.

La décroissance économique - Pour la soutenabilité écologique et l'équité sociale, Baptiste Mylondo , Collectif

by claudio.fr Email

Les concepts de " croissance verte " et de " développement durable " ne sont pas à la hauteur des enjeux écologiques et sociaux actuels.
Après des années d'améliorations de l'éco-efficacité, le supposé " découplage " entre la dégradation de la situation écologique et sociale d'un côté et la croissance économique de l'autre montre clairement ses limites. Aujourd'hui, c'est l'idée d'une décroissance soutenable, équitable et conviviale qui tend à se développer. Une multitude de mouvements en France, en Italie et ailleurs interpelle la communauté scientifique.
C'est un nouveau champ de recherche transdisciplinaire qui s'ouvre, mêlant les approches techniques, écologiques, économiques, sociologiques, anthropologiques et institutionnelles. Un champ dans lequel la question des indicateurs de richesse croise celle de la perception psychologique du bien-être, où l'amélioration des techniques et procédés de production est confrontée à la récurrence d'un " effet rebond ".
Pour formuler toutes ces problématiques et commencer à y répondre, l'association Recherche & Décroissance a organisé la première conférence internationale sur la décroissance. Ouverte sur les bases d'une coopération scientifique internationale, cette rencontre a rassemblé 140 chercheurs et membres de la société civile provenant d'une trentaine de pays du Nord comme du Sud. Les contributions qui en ressortent traduisent la richesse des échanges.
Cet ouvrage entend en restituer une partie et en appelle beaucoup d'autres.

La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance Paul ARIÈS

by claudio.fr Email

Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PIB) avant de pouvoir le répartir plus équitablement. Il est maintenant évident qu’il n’est pas possible d’avoir une croissance infinie dans un monde fini. L’enjeu est donc d’apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. La crise est l’occasion de démentir tous ceux qui rêvaient d’une société d’abondance. Apprenons à devenir des « partageux » !
Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. À partir d'un (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste. L'effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche antiproductiviste et optimiste. Il montre également comment l'histoire sociale a été truquée : les milieux populaires ont toujours été antiproductivistes.
L'enjeu est de réinventer l'avenir autour de l'idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage ?

Apprendre à faire le vide : Pour en finir avec le "toujours plus" (Broché) de Bernadette Costa-Prades (Auteur), Paul Ariès (Auteur)

by claudio.fr Email

Descriptions du produit
Présentation de l'éditeur
" Toujours plus ! ", tel semble être le credo de notre époque. Nous avons pris l'habitude de consommer sans réfléchir, comme s'il n'y avait pas de limites à nos désirs, aux ressources naturelles que nous épuisons à toute allure. Nous croulons sous le superflu et nous nous éloignons de ce qui est essentiel à notre existence. Or, cette fuite en avant génère frustration plutôt que bien-être... Un jour, on a le " Déclic de soi " et l'on comprend qu'une société capable de s'autolimiter est plus humaine. Nous optons alors pour un mode de vie qui privilégie le partage plutôt que l'accumulation. Il nous permet de retrouver nos vraies valeurs, de redevenir acteurs de nos vies, citoyens plutôt que simples consommateurs. Le credo de cette nouvelle façon de vivre ? " Moins de biens, plus de liens ! " Comment est-on arrivé à " Trop de tout ", dans le couple, en famille, au travail ? Pourquoi le vide fait-il si peur ? Pourquoi n'est-il pas trop tard pour agir ? Et pour comprendre que désencombrer sa vie ne signifie pas se serrer la ceinture, mais réfléchir à ses vrais besoins ? Comment faire le vide en soi ? Et sur un plan collectif ? Comment profiter davantage des plaisirs gratuits que sont la nature, l'amour, l'amitié, la culture ?
Biographie de l'auteur
Paul Ariès, est politologue et écrivain. Spécialiste français de la décroissance, il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont LA Décroissance, un nouveau projet politique, chez Golias. Bernadette Costa-Prades est journaliste indépendante et directrice de collection. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Tu te souviens de 68 ? chez Albin Michel.

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