Archives pour: Février 2010
Entropia La Revue N° 5 - Trop d’utilité ?
mardi 13 janvier 2009
Tandis que s’étrécit le champ des possibles en partage, le trop excède en tout : trop d’injustices, trop d’insignifiances, trop de violences, de crises écologiques et de désastres sociaux... Cette situation ne serait-elle pas en relation paradoxale avec l’importance démesurée accordée à l’utilité ? L’utilitarisme est une doctrine - née en 1827 - selon laquelle l’utile est le principe de toutes les valeurs, dans le domaine de la connaissance comme dans celui de l’action. Cette peste moderne a conduit l’espèce humaine au bord du gouffre. Confondant le nécessaire et l’utile, elle ampute l’être humain des registres de la gratuité, de l’inutilité et de la sensibilité de la pensée qui sont pourtant les signes universels de sa singularité plurivoque. Elle mutile tous les rapports sociaux en les soumettant aux diktats de la marchandise. On peut avancer que, par nombre de ses aspects, l’idée de décroissance est née d’un sursaut de rébellion contre cet égarement. Depuis sa création, en 1981, le MAUSS - Mouvement Anti-utilitariste dans les Sciences Sociales - a exploré le terrain d’un anti-économisme effectif. Sans renier cette filiation parmi d’autres, l’objection de croissance a choisi de radicaliser l’analyse et de bouleverser l’offre théorique et politique face à une crise anthropologique sans précédent. La discussion de famille engagée entre ces deux mouvements d’idées se devait de devenir publique. Serait-ce, là, une autre façon d’oser ranimer le vieux débat entre réforme et révolution ?
Entropia la Revue N° 7 - L’Effondrement : et après ?
vendredi 2 octobre 2009
Au dogmatisme arrogant du scientisme et de l’économisme, l’hypothèse de la décroissance oppose une clairvoyance inquiète. Ce flair provocant, nourri d’observations croisées, de recoupements systémiques et de sensibilités aiguisées, se veut aussi un puissant antidote aux anesthésiants que la doxa dominante impose aux sociétés pour annuler leurs révoltes ou les réduire en argent. La kyrielle des crises qui nous affectent présentement sous le joug de ce modèle impérial est contenue dans le seul mot d’effondrement. En effet, comment peut-on nom¬mer autrement la situation actuelle où, comme toujours, les plus démunis sont aussi les plus touchés ? Mais pour imaginer à cet effondrement un après qui ne se contente pas de repousser l’échéance d’une possible auto-extinction de l’espèce humaine, ne convient-il de passer au crible les croyances et les leurres cultivés depuis si longtemps ? Bien sûr, on ne trouvera pas ici « le lieu et la formule » dans le côtoiement de l’abîme cher à Rimbaud. Tout au plus, mais c’est peut-être préférable et en tout cas plus politique, pourra-t-on choisir parmi les textes proposés ceux qui exposent des analyses exigeantes de la conjoncture ou bien des quêtes plus intuitives et sans certitudes balisées. D’autres encore examinent les transitions à l’œuvre entre l’impasse du présent et l’espoir à reconstruire au-delà des ruines. Toujours est-il qu’il existe une vie possible après l’effondrement : celle dont nous pouvons dès maintenant choisir le visage en saisissant l’opportunité offerte par une objection de croissance se développant de territoires en territoires, comme pour marier enfin les réalités inévitables de la nature aux impératifs de la fraternité. Ni plus ni moins.
La décroissance économique - Pour la soutenabilité écologique et l'équité sociale, Baptiste Mylondo , Collectif
Les concepts de " croissance verte " et de " développement durable " ne sont pas à la hauteur des enjeux écologiques et sociaux actuels.
Après des années d'améliorations de l'éco-efficacité, le supposé " découplage " entre la dégradation de la situation écologique et sociale d'un côté et la croissance économique de l'autre montre clairement ses limites. Aujourd'hui, c'est l'idée d'une décroissance soutenable, équitable et conviviale qui tend à se développer. Une multitude de mouvements en France, en Italie et ailleurs interpelle la communauté scientifique.
C'est un nouveau champ de recherche transdisciplinaire qui s'ouvre, mêlant les approches techniques, écologiques, économiques, sociologiques, anthropologiques et institutionnelles. Un champ dans lequel la question des indicateurs de richesse croise celle de la perception psychologique du bien-être, où l'amélioration des techniques et procédés de production est confrontée à la récurrence d'un " effet rebond ".
Pour formuler toutes ces problématiques et commencer à y répondre, l'association Recherche & Décroissance a organisé la première conférence internationale sur la décroissance. Ouverte sur les bases d'une coopération scientifique internationale, cette rencontre a rassemblé 140 chercheurs et membres de la société civile provenant d'une trentaine de pays du Nord comme du Sud. Les contributions qui en ressortent traduisent la richesse des échanges.
Cet ouvrage entend en restituer une partie et en appelle beaucoup d'autres.
La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance Paul ARIÈS
Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PI
avant de pouvoir le répartir plus équitablement. Il est maintenant évident qu’il n’est pas possible d’avoir une croissance infinie dans un monde fini. L’enjeu est donc d’apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. La crise est l’occasion de démentir tous ceux qui rêvaient d’une société d’abondance. Apprenons à devenir des « partageux » !
Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. À partir d'un (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste. L'effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche antiproductiviste et optimiste. Il montre également comment l'histoire sociale a été truquée : les milieux populaires ont toujours été antiproductivistes.
L'enjeu est de réinventer l'avenir autour de l'idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage ?
Apprendre à faire le vide : Pour en finir avec le "toujours plus" (Broché) de Bernadette Costa-Prades (Auteur), Paul Ariès (Auteur)
Descriptions du produit
Présentation de l'éditeur
" Toujours plus ! ", tel semble être le credo de notre époque. Nous avons pris l'habitude de consommer sans réfléchir, comme s'il n'y avait pas de limites à nos désirs, aux ressources naturelles que nous épuisons à toute allure. Nous croulons sous le superflu et nous nous éloignons de ce qui est essentiel à notre existence. Or, cette fuite en avant génère frustration plutôt que bien-être... Un jour, on a le " Déclic de soi " et l'on comprend qu'une société capable de s'autolimiter est plus humaine. Nous optons alors pour un mode de vie qui privilégie le partage plutôt que l'accumulation. Il nous permet de retrouver nos vraies valeurs, de redevenir acteurs de nos vies, citoyens plutôt que simples consommateurs. Le credo de cette nouvelle façon de vivre ? " Moins de biens, plus de liens ! " Comment est-on arrivé à " Trop de tout ", dans le couple, en famille, au travail ? Pourquoi le vide fait-il si peur ? Pourquoi n'est-il pas trop tard pour agir ? Et pour comprendre que désencombrer sa vie ne signifie pas se serrer la ceinture, mais réfléchir à ses vrais besoins ? Comment faire le vide en soi ? Et sur un plan collectif ? Comment profiter davantage des plaisirs gratuits que sont la nature, l'amour, l'amitié, la culture ?
Biographie de l'auteur
Paul Ariès, est politologue et écrivain. Spécialiste français de la décroissance, il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont LA Décroissance, un nouveau projet politique, chez Golias. Bernadette Costa-Prades est journaliste indépendante et directrice de collection. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Tu te souviens de 68 ? chez Albin Michel.
NE PAS PERDRE SA VIE A LA GAGNER De Baptiste MYLONDO
Face à l’insécurité du « travailler plus pour gagner plus », opposons la sécurité du revenu universel d’existence...
Descriptions du produit
Présentation de l'éditeur
La place du travail au sein de la société n est ni une évidence, ni une fatalité. La prédominance de la « valeur travail » est une exception historique née du développement du capitalisme et de l impératif de croissance qu il implique. Sous peine d enfermer chacun dans ce bagne doré qu est la société de surconsommation et de surproduction, le culte du travail doit impérativement être remis en cause. Au-delà de tout choix de société et de toute orientation politique, chaque individu doit pouvoir décider librement de la place qu il entend accorder au travail dans son existence. Dans cette optique, la création d un revenu de citoyenneté, qui répond à un idéal de justice sociale, prend tout son sens. Même si cette idée n est pas neuve - Thomas More y faisait déjà allusion au XVIe siècle - le revenu de citoyenneté s appuie sur une justification philosophique forte, fondée sur la reconnaissance de l utilité sociale de chaque membre de la société et de l intérêt qu a cette société à soutenir et promouvoir la richesse sociale que chacun contribue à créer.
Biographie de l'auteur
Auteur de nombreux articles sur la question du travail, Baptiste Mylondo a publié "Des caddies et des hommes" (La Dispute, 2005) et dirigé un livre collectif, "Pour une politique de décroissance" (Golias, 2007). Co-fondateur d une société coopérative d intérêt collectif spécialisée dans le commerce équitable local, il milite activement pour le revenu de citoyenneté et collabore au journal "Sarkophage".
Pour une politique de la décroissance
ous la direction de Paul Ariès
Est-il aujourd'hui un seul homme politique qui ne voit dans la croissance économique un objectif politique à part entière, un seul candidat qui ne l'intègre dans son programme de campagne ? Rares sont ceux qui osent en douter, de peur peut-être de s'attirer le courroux de cette divine croissance, ou simplement de susciter l'incompréhension d'électeurs bercés par la ronronnante litanie qui en vante sans cesse les bienfaits.
Certains osent toutefois le blasphème, questionnant, critiquant, réfutant même l'idée insensée d'une croissance infinie. Cet ouvrage rassemble les contributions de ces militants politiques, chercheurs et intellectuels de gauche qui ne se satisfont pas du développement économique actuel, et en formulent une critique radicale. Il est frappant de voir ce foisonnement de courants critiques à l'égard de la croissance, même si l'on peut regretter que cette critique ne soit le fait que de partis groupusculaires, ou de courants minoritaires au sein de partis de gouvernement.
De l'aile gauche du PS au PC en passant par les Verts, du jeune Parti pour la Décroissance aux Alternatifs Rouges et Verts, leurs propos se répondent, s'opposent et se complètent. A travers cette compilation de textes, ce tour d'horizon - qui ne prétend pas être exhaustif - de la critique de la croissance à gauche, transparaît la dynamique actuelle de critique de la croissance économique. Les lignes de fractures idéologiques ou stratégiques entre les différents courants en présence sont mises en lumières, leurs points de rapprochement aussi...
Petit traité de la décroissance sereine (Broché) de Serge Latouche (Auteur)
Descriptions du produit
Présentation de l'éditeur
" La décroissance n'est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d " a-croissance ", comme on parle d'athéisme. C'est d'ailleurs très précisément de l'abandon d'une foi ou d'une religion (celle de l'économie, du progrès et du développement) qu'il s'agit. S'il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d'être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d'imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une "société de décroissance". " S. L.
Biographie de l'auteur
Serge Latouche est professeur émérite d'économie à l'université de Paris-Sud XI (Orsay). Cet " objecteur de croissance " poursuit l'analyse qu'il a donnée dans Survivre au développement (Mille et une nuits, 2004) puis dans Le Pari de la décroissance (Fayard, 2006).
Ralentir la ville , Pour une ville solidaire Paul Ariès
Actes du Colloque "Ralentir la ville... pour une ville solidaire ? - Vaulx-en-Velin du 30 janvier 2010
Le constat est terrible : la ville moderne, globale et compétitive tend à exclure toujours un peu plus les plus pauvres. Or si la cité est liée à sa compétitivité économique, elle ne peut plus être réduite à cette seule fonction. Notre bonheur et notre qualité de vie passent par d´autres modes de pensées.
L´interrogation «Ralentir la vi(ll)e» n’est pas seulement une question de qualité de vie mais aussi de justice sociale et de démocratie politique. Est-ce qu’une ville solidaire, une ville écologique, une ville démocratique ne peut qu’être qu’une ville ralentie ? Le ralentissement est-il nécessaire pour rendre la ville aux plus pauvres, aux plus faibles ?
Au moment où pullulent les fausses solutions du capitalisme vert (taxe carbone, la foi béate dans la techno-science, etc), les citoyens, les militants, les experts, les élus doivent débattre de la meilleure façon de satisfaire d’abord les besoins fondamentaux du plus grand nombre.
Face aux mots poisons du pouvoir (le toujours plus), nous devons inventer nos propres mots chantiers, nos propres champs du possible : la relocalisation, la gratuité, la coopération, le prendre soin, le ralentissement, la proximité. Ce colloque sera l’occasion de rappeler qu’être humaniste et républicain ce devrait être toujours de choisir les grandes causes des plus démunis.
Avec Gilles Clément, paysagiste, Bertrand Barrère, architecte et urbaniste, Martine Billard, Patrick Braouezec…
La décroissance : Un nouveau projet politique (Broché) de Paul Ariès (Auteur)
Descriptions du produit
Présentation de l'éditeur
La gauche et la droite partagent le même bilan écologique effroyable. Les deux idéologies ont fait durant le 20e siècle de l'environnement la variable d'ajustement de leur système au nom de leur foi dans le productivisme et le "toujours plus". Ces deux modèles sont en faillite au regard de l'effondrement environnemental actuel. La droite et les milieux d'affaires entendent profiter d'un nouveau rapport de force qui leur est plus favorable pour payer aux pauvres la facture environnementale. La gauche est aphone incapable de marier la justice sociale et les contraintes de la nature. Entre ceux qui prônent avec Hulot de "polluer un peu moins pour pouvoir polluer plus longtemps" et ceux qui entendent avec Claude Allègre et Florence Parisot "polluer pour pouvoir dépolluer" en augmentant toujours plus la croissance, la production, la consommation et les emplois l'objection de croissance n'est-elle pas la véritable alternative pour les pays riches ? Un livre qui dépasse le domaine des seuls constats pour faire des propositions concrètes. Un livre qui envisage la construction d'une nouvelle pensée politique de la décroissance. L'auteur ne cache pas les risques : il fait aussi état des débats et des polémiques parfois vives. Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui ne veulent plus "développer en rond".
Biographie de l'auteur
Paul Aries, politologue, auteur d'une vingtaine d'ouvrages. Il dirige le journal d'analyse politique, " Le sarkophage ", et collabore à " La décroissance ".
Manifeste Utopia (Broché)
Nouvelle étape dans le développement du mouvement Utopia, cet ouvrage alerte sur l'urgence du combat face à une crise sociale et écologique sans précédent et invente un alterdéveloppement, un projet de société où chacun pourra se réaliser individuellement et collectivement.
Un projet qui devra déconstruire l'idéologie productiviste dominante et ses principaux dogmes. Un projet qui se traduit concrètement par des propositions nouvelles et réalistes. Ce manifeste a été co-écrit par l'ensemble des militants d'Utopia au terme d'un processus collectif démocratique. Chaque orientation et amendement ont été soumis au vote direct des adhérents.
Pourquoi ce Manifeste ?
Pour un nouveau projet de société
"La sortie du capitalisme a déjà commencé", titrait André Gorz en septembre 2007, un mois avant sa mort, pour l'avant- propos de ce livre. Pourtant ce système règne aujourd'hui sur la politique, en imposant une culture englobante et mondialisée.
Pour construire, il faut préalablement déconstruire. Déconstruire l'idéologie productiviste dominante et ses trois principaux dogmes : la croissance comme solution miracle à nos maux économiques, la consommation comme seul critère d'épanouissement personnel et la centralité de la valeur travail comme seule organisation de la vie sociale.
Pour Utopia, le combat contre ces trois principales aliénations permet ensuite d'imaginer la société dans laquelle nous voulons vivre et les modalités concrètes d'un véritable alter développement.
S'il semble plus nécessaire que jamais de réinventer un nouvel idéal, il faut aussi être capable de le porter concrètement. C'est ce que nous faisons sur la base d'orientations par lesquelles nous nous situons bien souvent à contre courant des idées reçues, y compris à gauche.
A travers notre approche de l'écologie, notre vision altermondialiste et notre conception élargie des droits fondamentaux, nous exposons dans ce livre notre projet de société en avançant, thèmes par thèmes, orientations et pistes d'actions.
Pour une nouvelle gauche
Aujourd'hui nous sommes inquiets. Inquiets parce que nous craignons que pour longtemps, trop longtemps, la droite néo-conservatrice ne gouverne notre pays au bénéfice de quelques-uns tout en continuant d'accroître les inégalités et de peser de manière insoutenable sur la planète.
Nous sommes inquiets, parce que nous craignons que la gauche ne s'enferre dans ses divisions, dans ses querelles intestines, dans son autisme. Mais surtout, nous craignons que la gauche n'ait plus de projet à proposer à la société, qu'elle n'ait plus rien à dire d'autre que de critiquer la droite.
Et lorsque la gauche n'a rien à dire, elle n'est plus la gauche.
Envisageons un instant que " rénovation " et " modernité " ne veuillent dire ni renoncement, ni régression de la pensée et de la politique. Ayons l'audace de croire que la gauche est encore capable de penser un projet de société cohérent, fraternel et démocratique, en " rupture " avec la vision sociale-démocrate, mais crédible. Bref, capable de redonner à la gauche sa capacité de proposition et de transformation sociale.
Le choc de la décroissance (Broché) de Vincent Cheynet (Auteur)
Descriptions du produit
Présentation de l'éditeur
Alors que 20 % des humains s'accaparent plus de 80 % des ressources naturelles de la planète, que les capacités de celle-ci à absorber les pollutions que nous émettons ont largement été dépassées et que les ressources fossiles s'épuisent, avons-nous encore le choix, dans les pays riches, entre croissance et décroissance ? La croissance " verte ", " propre ", " dématérialisée ", ou le " développement durable ", présents dans la bouche de toute notre représentation politique, ne sont-ils pas autant d'opérations cosmétiques qui nous empêchent de regarder la réalité en face et nous conduisent à accentuer une folle fuite en avant ? Un enfant de cinq ans comprend qu'une croissance infinie est impossible dans un monde aux ressources limitées ; pourtant, de cette réalité, notre société fait un véritable déni. Sans relais dans les grands médias, des intellectuels, des militants et quelques rares hommes et femmes politiques tracent de nouvelles perspectives et réfléchissent à l'incontournable décroissance économique des pays riches. Ils théorisent leurs idées et les expérimentent aux niveaux individuel, collectif et politique. Ils cherchent aussi à mettre en lumière les écueils et les dérives de cette perspective en rupture profonde avec l'idéologie d'un monde sans limites qui traverse désormais notre société. L'auteur, un des acteurs majeurs de ce mouvement en France, fait partager ici son analyse pour une décroissance, certes en rupture radicale avec l'imaginaire de la société de consommation, mais profondément inscrite dans les grands mouvements d'émancipation de cette société.
Biographie de l'auteur
Vincent Cheynet est né en 1966. Parallèlement à des engagements associatifs et politiques, il a été pendant une dizaine d'années directeur artistique dans une multinationale de la publicité avant de se retourner contre son ancien métier. En 1999, il fonde l'association et la revue Casseurs de pub. En 2003, il crée le journal La Décroissance, le journal de la joie de vivre, un mensuel dont il est le rédacteur en chef.
Compte rendu réunion du Collectif Isérois pour la Décroissance du 11/02/2010
Cap Berriat à 18H30
En région Rhône Alpes il n'y aura pas de liste Décroissance pour les régionales du mois de Mars prochain. Néanmoins une action de sensibilisation à la Décroissance et de collecte de fonds est lancée. On propose « la vente du vent » en place Grenette le 27 février après-midi à partir de 14H30 ou le 6 mars après-midi à partir de 14H30, selon les disponibilités du plus grand nombre.
L'idée c'est de de mettre sur un étale en vente des choses plein d'air: ballons, ballons gonflables, sacs d'air anti-shock, airbag, bouteilles remplies d'air... Cet air est le vent proposé par la politique politicienne pour résoudre les vrais problèmes d'aujourd'hui. On peut vendre par exemple l'air du discours de Sarkosy de Toulon, la Fried air d'Obama. On peut coller des extraits des discours sur les sacs.
Cette vente permettra de collecter des fonds pour les régions qui partent en campagne.
Pour se déclarer disponibles:
http://www.doodle.com/zsuqv6c6r7spwugy
Le Tonneau de Diogène nous a invité organiser des soirées débat au tour de la Décroissance. Nous avons convenu d'organiser une soirée, qui peut inclure: présentation orale, jeux, projections vidéos,
Pour préparer la soirée:
Claudio contacte le Tonneau pour trouver des dates pour le mois de Mai.
On s'échangera des articles, des ouvrages, des sources d'information (et leurs liens si elles sont des sources électroniques) des fiches de lectures des ouvrages déjà lu, des réflexions personnelles sur ce qu'on a lu...
on partagera nos réflexions, textes... on prévoir un atelier de travail un des après-midi suivants:
27 mars
28 mars
3 avril
4 avril
10 avril
11 avril
positionnez-vous ici:
http://www.doodle.com/rcxktaq292cbrnra
L'objectif est de s'approprier des fondamentaux de la Décroissance de façon à pouvoir argumenter au tour de la Décroissance dans des débats, conférences....
Ces fondamentaux seront complémentés par des déclinaisons pratiques concrètes locales qui donneraient du sens immédiat à la Décroissance.
Nous acceptons l'invitation à rencontrer la FASE 38. Claudio contacte la FASE pour trouver le moment pour la rencontre.
Ce message est envoyé sur la lettre Décroissance 38
lettre-decroissance38@googlegroups.com c’est une liste de diffusion
d’information sur la Décroissance en Isère. Ça signifie quelques emails de
temps en temps. Tous les destinataires de ce message sont inclus. Merci de
nous signaler si vous voulez vous désinscrire, même si vous pouvez aussi le
faire directement.
Si vous voulez participer à l'organisation et aux échanges email pour l'organisation, il y a orga-decroissance38@googlegroups.com
c’est un groupe de discussion avec
l’objectif d’organiser la diffusion des idées de la décroissance en Isère.
Ça signifie en certaines périodes peut être beaucoup d’email si la
discussion est chaude. Si vous souhaitez participer aux discussions merci de
vous signaler à l’adresse : decroissance38@gmail.com. On vous ajoutera au
groupe de discussion.
réunion du CID du 11 février 2010: Ordre du jour
Bonjour à tous
le Collectif Isérois pour la Décroissance va se réunir le 11 février 2010 à Cap Berriat (www.cap-berriat.com) à 18H30.
ordre du jour:
- Il y a pas mal de choses qui bougent au niveau "national", un point là dessus, comment on veut les utiliser / renforcer ;
- il y a la volonté de travailler à une meilleure structuration régionale : est-ce qu'on veut être moteur dessus, comment ?
- et il y a l'action locale, et notamment le lien avec la campagne : qu'est ce qu'on fait, qui, où, comment...
- l'idée d'un "séminaire" de travail sur la région, ses compétences, sa politique, son bilan, les propositions qu'on peut y faire
- se positionner par rapport au message de François Jabin de la FASE 38 (son message est en bas du message)
- prise en main de la nouvelle organisation des mailing lists, car ma messagerie yahoo ne fonctionne plus bien. Le CID se dote d'une adresse email propre: decroissance38(arrobase)gmail.com C’est l’email que on utilisera dans les tracts, pour la diffusion d’email…
Le CID se dote aussi de 2 mailing listes
orga-decroissance38(arrobase)googlegroups.com c’est un groupe de discussion avec l’objectif d’organiser la diffusion des idées de la décroissance en Isère. Ça signifie en certaines périodes peut être beaucoup d’email si la discussion est chaude. Si vous souhaitez participer aux discussions merci de vous signaler à l’adresse : decroissance38(arrobase)gmail.com. On vous ajoutera au groupe de discussion.
lettre-decroissance38(arrobase)googlegroups.com c’est une liste de diffusion d’information sur la Décroissance en Isère. Ca signifie quelques emails de temps en temps. Tous les destinataires de ce message sont inclus. Merci de nous signaler si vous voulez vous désinscrire, même si vous pouvez aussi le faire directement.
- d’autres points à ajouter à l’ordre du jour ?
Si on veut prendre du temps comme le souhaite JC, il faudra prévoir à manger
Cordialement
Claudio
Bonjour à toutes et tous
J'interviens (militant à la FASE 38) sur cette liste à titre exceptionnel pour partager avec vous quelques points :
- je m'interroge comme d'autres OC sur le "mariage carpe et lapin" entre les Décroissants et le NPA tout fraîchement habillé en vert depuis la transmutation de la LCR...
Il est clair qu'au delà de quelques spécialiste sur l'écologie, la tendance marxiste-léniniste de l'orga n'a que green-washer son discours doctrinal... ce ne sont hélas pas les seuls à gauche :-(
Je ne suis pas certain qu'en approfondissant le débat et l'action politique avec eux, n'apparaissent pas des contradictions insurmontable dans l'état actuel... Certains seront capables de s'amender, d'autres (les plus nombreux ? les durs en Isère par ex...) sont sans espoir d'évolution...
Nous avons fait la même analyse sur le PCF dans notre tentative de liste unitaire...
Cette tentative a achoppé en raison du refus du NPA d'y participer dans l'ouverture et des manoeuvres hégémoniques du PCF. Pour autant, dans le cas contraire, nous nous serions heurtés à un mur sur tous les thèmes que nous partageons avec les OC (consommation, énergie, transport, nanos, développement local, etc...). Les orgas du FdG le pressentaient bien en repoussant sans cesse la définition de notre programme commun. La FASE 38 a réagi rapidement fin novembre, la FASE RA vient de jeter l'éponge cette semaine (sans avoir réussi à aborder le contenu des politiques régionales !). Claudio vous a certainement relaté le spectacle pitoyable auquel il a assisté stoïquement, lors d'une réunion "unitaire" à Grenoble :-((((
- Beaucoup parmi nous, se posaient la question sur la cohérence d'une campagne avec les uns ou les autres, ayant parfois le sentiment que les partenaires auto-désignés et restant dans la corbeille, n'étaient pas les plus proches de notre projet politique... Parfois même en lisant certains textes des Verts (enfin Région Ecologie... hélas peu clair sur leurs futures alliance et ayant la grosse tête suite à leur succès relatif aux Européennes), d'aucun en arrivait à douter.
La seule orga constituée ayant une très grande proximité d'analyses et d'approches avec les militants non encartés est celle des Alternatifs, "rouge et vert" : ils font d'ailleurs partie de la FASE (même si tous n'y sont pas à titre personnel).
- La FASE est caractérisée par sa diversité de composition - ex Collectifs antilibéraux, ex collectifs Bové, quelques AlterEkolo, MAI (?), militant-e-s associatifs mais aussi des Communiste unitaires - plus centrés sur leur objectif de transformer le PC de l'extérieur :-((((. Elle se veut grâce à cette diversité un laboratoire d'idées (nous poussons dans ce sens pour combattre les tendances de certains à préférer la course sans fin à l'échalote électorale !). Elle a comme objectif non seulement de fédérer les militantes et militants et simples citoyennes et citoyens autour d'un projet anticapitaliste, pour une alternative de transformation sociale ET écologique (féministe, autogestionnaire, altermondialiste, antiproductiviste, décroissante et antiraciste) mais aussi pour changer la manière de faire de la politique : refus de la délégation de pouvoir, et de la dissociation entre le social et le politique. Se réapproprier et relocaliser le pouvoir démocratique par la démocratie active...
- Et donc, j'ai la faiblesse de penser que si il y a bien un endroit ou localement et nationalement, il y a un endroit où les OC pourraient labourer des terres fertiles, semer des petits cailloux blancs, c'est bien à la FASE, mouvement politique, mais pas parti, organisation fédérative et horizontale (pas assez à notre goût mais on va s'y employer d'ici juin), orga permettant la double appartenance et revendiquant cette richesse... Tout est à construire... Nous n'avons pas d'autre choix que d'inventer lentement une utopie à vivre urgemment...
Alors que faire ? (extrait de l'article du Monde sur le FSM à Porto Alegre) : "Nous devons penser avec audace, répond Candido Grzybowski. Imaginer de nouveaux rêves, créer des projets, élaborer une autre vision du monde. Faire confiance à nos capacités de changement, donner un sens aux conflits sociaux, construire des alternatives qui renforcent l'autonomie des citoyens et des peuples par rapport aux pouvoirs."
Pour terminer mon propos, voici ci dessous l'état de nos réflexions à la FASE38 (ailleurs certainement aussi) qui n'attend que vous pour s'enrichir (en Isère, dans les autres départements et au national... le RESEDA de Lorraine se sent bien seul parfois à la FASE !).
A bientôt ?
François Jabin
FASE 38
02/18/10 02:02:36 pm, 